Nutrition et confinement

Publié le 7 Avril 2020

En cette période de confinement les peurs s’activent, les pensées tournent en rond …

 

 

Plus j’ai peur plus mon cerveau m’envoie des pensées négatives, plus mon corps ressent des tensions, plus mon cœur est triste et plus j’ai peur.

Vous vous reconnaissez ?

 

Allez, on met sur « pause » et on reprend tout à zéro 

 

Il est humain de se poser toutes ces questions, de ressentir tout un tas d’émotions durant cette période ma fois bien inconfortable, inédite, inconnue !

 

Alors oui ce peut être difficile au niveau alimentaire.

 

Et si on essayait d’écouter ses sensations de faim, de satiété ? Et si on écoutait ses envies ? Et si on se donnait l’autorisation de … ? Et si on faisait des choix ?

  

Je bouge moins donc je mange moins ?

 

Il peut être rassurant de garder un rythme alimentaire avec 3 repas par jour : petit-déjeuner, déjeuner et dîner ; cependant rien n’empêche d’expérimenter au sein de ce cadre ce qui est écrit ci-dessous.

Les repas peuvent ne pas être complets si j’ai peu faim, ou les horaires peuvent être décalés par rapport aux jours où je travaille. Alors j’adapte la composition de mes repas : ainsi je ne prends peut être qu’un plat parce que je n’ai pas très faim ; et pas pour maigrir ou ne pas grossir (on y reviendra plus tard).

J’ai aussi le droit de prendre un goûter parce que j’ai peut être un petit creux en milieu d’après midi (ce n’est pas que pour les enfants) puisque j’ai peu mangé au déjeuner.

Je m’installe confortablement pour ces bons repas que je me suis concoctés.

Je prends tout mon temps pour mastiquer chaque bouchée (ben oui on n’est pas pressé hein !). Et si ce n’est pas bon ? … eh bien je m’arrête et … je change de recette wink

  

Et les quantités me direz-vous ? 

 

Petite pause pour ressentir le « où j’en suis au niveau de mon ventre, de mon confort digestif, de mon plaisir gustatif ? ». Qu’est-ce qu’il me dit mon estomac ? Qu’est-ce qu’elle me dit ma bouche ? Est-ce que je continue de manger, qu’est-ce que ça m’apporte, est-ce que je m’arrête ? En réfléchissant, en ressentant, j’adapte mes quantités à mes besoins en passant par la case « ressentis » et non par la case « contrôle ». Trop de contrôle tue le contrôle ! Ah mais là finalement est ce que je ne serais pas en train de m’autoriser à … ?  de faire le choix de … me sentir bien plutôt que de répondre aux injonctions, « il faut/je dois » ?

Et quand j’ai trop mangé, quel souvenir je garde de mon repas ? L’inconfort digestif ou le plaisir que j’ai eu en le mangeant ?

  

Parfois mes émotions, l’ennui … me poussent à grignoter un petit quelque chose pour me rassurer, me faire du bien, m’occuper ?

 

Que me disent mon cerveau, mon entourage, les réseaux a-sociaux ? « Non ! Ne grignote pas ! » … ou alors « Ne mange que des aliments sains, diététiques ! » ou alors « Trouve vite une occupation pour détourner ton cerveau de cette envie ! » Pas sûr que cela fonctionne.

Reportons-nous au paragraphe précédent ……

(je vous laisse relire smiley ) …..

Alors, pourquoi je ne prendrais pas ce morceau de ce chocolat que j’aime tant (ou autre chose)? J’ai le droit de le déguster, d’en profiter pleinement non ? J’ai le droit de laisser toute la place à ce plaisir que je ressens en le sentant, en écoutant ce petit bruit sec quand je le casse, en le laissant fondre dans ma bouche, en croquant les petites noisettes si il en contient, en le trempant dans mon café …

 

Et le poids ?

 

En règle générale la prise de poids est due à des apports supérieurs aux besoins. Donc ? ….

Laissez la balance de côté, elle n’est pas toujours notre meilleure amie. Le poids fluctue sans cesse, ça vous l’avez déjà expérimenté. Et oui elle indiquera peut-être une prise de poids, mais celle-ci n’est que transitoire.

 

Bon ça fait beaucoup de questionnements tout ça. Je sais que ça peut ne pas être facile.

Je veux juste vous faire toucher du doigt que votre alimentation durant ce confinement n’est pas destinée à tourner au fiasco.

Essayez ce qui vous paraît le plus simple, le plus facilement atteignable, petit pas par petit pas. Sans obligations de résultats, sans injonctions, sans pression

 

Alors faites au mieux.

Des fois ça marche, des fois ça rate (comme les Shadocks)

 

 

Croyez en vous, vous êtes votre meilleur-e ami-e, vous savez ce qui est bon pour vous et, n’hésitez pas à faire de l’autosatisfaction à chaque petit pas parce que vous le valez bien, comme dirait mon amie Barbara.

 

Ah j’oubliais : est- ce que ce confinement ne serait pas l’occasion de reprendre des activités laissées en suspens ?  Bon, elle nous dit que s’occuper ça ne sert à rien pour ne pas grignoter, il faudrait savoir !

 

Là ce n’est pas s’occuper pour détourner l’attention, bien au contraire ; c’est retrouver du plaisir à reprendre des activités que je n’ai pas le temps de faire quand je suis pris-e dans les tourbillons de la vie ¯¯

Et je porte toute mon attention à l’instant présent, à ce que je suis en train de faire, à ce que je ressens …

Liste non exhaustive, en vrac : lire, écrire, dessiner, scrapbooker, chanter, écouter de la musique, faire « toutoutyoutou » dans le salon, quelques mouvements de gymnastique, cuisiner, jardiner, respirer, méditer, paresser, rigoler, prendre/reprendre contact avec des proches, des ami-e-s, ……

 

Manger ce qu’on aime, faire ce qu’on aime, prendre le temps

Accepter de ressentir des émotions désagréables, d’avoir des pensées déstabilisantes

C’est prendre soin de soi, c’est se sentir vivant, non ?

Alors profitons-en smiley

 

J’ai écrit une sacrée tartine, j’espère qu’elle n’est pas indigeste wink

Rédigé par Florence NOËL BOUQUET diététicienne nutritionniste, sophrologue à Bourg en Bresse et Tossiat

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